Le patrimoine, ça change quoi ? (Montréal, 7-10 juin 2016)

La Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’UQAM, en partenariat avec l’Université Concordia, organise un colloque
intitulé « Le patrimoine, ça change quoi ? ».
Cette manifestation se déroulera du 7 au 10 juin, 2016, à Montréal.
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Plus d'informations sur www.achs2016.uqam.ca
La date de clôture de l’appel à séances est le 1er juillet 2015
La date de clôture de l’appel à communications et à présentations sera le 1er novembre 2015.
Présentation des objectifs
Le patrimoine témoigne éloquemment de l’air du temps et des visions du monde; l’on convient généralement qu’il permet de mieux
comprendre les sociétés et, même, qu’il peut cimenter des communautés. Mais comment cela se produit-il ? Le patrimoine peut-il
transformer la réalité ? À quoi sert-il alors ? Et qu’est-ce que ça change ?
Ce troisième congrès annuel de l’Association of Critical Heritage Studies traite des manifestations, des discours, des épistémologies,
des politiques et des enjeux du patrimoine, compris ici comme un phénomène, un symptôme, un effet ou un catalyseur. Le patrimoine
en question peut aussi être un instrument d’autonomisation ou d’influence; un obstacle ou un tremplin, physique ou symbolique; et
cela, dans diverses communautés ou sociétés, dans une gamme infinie d’environnements matériels ou imaginaires. Les
problématiques traitées vont des questions liées aux genres à celles des fabrications identitaires, en passant par les mythologies
de la diversité culturelle et le redéploiement des politiques du patrimoine par-delà la rhétorique de l’institution patrimoniale.
Le manifeste fondateur de l’ACHS appelait à la mise en œuvre et à la valorisation d’études critiques et d’interventions innovantes
afin d’interpeller les jeux de pouvoir et les intrications économiques et culturelles que sous-tendent les définitions et les
pratiques traditionnelles du patrimoine. Ce troisième congrès participe de cet esprit et s’inscrit dans la lignée des congrès
précédents, tenus à Gothenburg (Suède) et à Canberra (Australie). Il vise à consolider et à élargir les études
patrimoniales en tant que domaine inclusif de théorisation, d’investigation et de pratique constitué au départ de régions
géographiques variées et d’approches disciplinaires diverses, telles celles de l’histoire publique, de la muséologie, des études
touristiques, de l’architecture et de l’aménagement, des études urbaines, de l’archéologie, de la géographie, de la sociologie,
des études culturelles, des sciences politiques, de la gestion, de l’anthropologie, de l’ethnologie et de la recherche-création en arts.
Les propositions au Congrès 2016 de l’ACHS apporteront une réflexion originale ou une démarche innovante à l’analyse critique de ce qu’est le patrimoine, de sa constitution, de ses mécanismes, de
ses manipulations, de son étude scientifique, de sa définition et de sa gestion, ainsi que de ses éventuels effets dans une société,
sur une économie ou au sein d’un territoire. Il s’agira, par exemple, d’explorer les constructions discursives ou la
reconfiguration des relations sociales, des conditions du savoir ou des expressions culturelles ; l’on pourra aussi examiner les
transformations de l’environnement ou la (dé)valorisation du sol provoquées ou entraînées par le patrimoine. L’ACHS accueille
particulièrement favorablement les propositions qui s’écartent de la compréhension institutionnelle et des théories canoniques du
patrimoine, voire qui remettent directement en question les fondements disciplinaires ou socioprofessionnels et les assomptions
variées qui guident la pratique ou l’action publique. Dans cet esprit, le congrès soutient la poursuite des débats structurants
sur le rôle du patrimoine et de la patrimonialisation dans la citoyenneté et dans l’espace politique, en tant que cadre de vie,
comme berceau identitaire ou au titre d’interrelation des milieux humains et non-humains.
Afin d’apporter de nouvelles idées aux études patrimoniales, le Congrès 2016 de l’ACHS se loge à l’enseigne d’une question
générale : « Le patrimoine, ça change quoi ? ». L’on s’attend à ce que cette interrogation volontairement expressionniste aiguille
des propositions selon l’un ou l’autre des thèmes suivants ; l’on recevra néanmoins toute proposition thématisée autrement.
La performativité du patrimoine ;
La singularisation culturelle par rapport à la mondialisation ou à d’autres processus transnationaux relatifs au patrimoine ;
Les « communautés imaginaires » du patrimoine ;
Les dimensions critiques de l’histoire publique et des études de la mémoire ;
Les environnements urbains et l’aménagement ;
Le patrimoine en situation de conflit ;
Les dimensions du genre dans la patrimonialisation ;
Les particularisations linguistiques et culturelles de la patrimonialisation ou des études patrimoniales ;
Les usages du patrimoine dans le tourisme, depuis la fabrication identitaire jusqu’à l’économie politique ;
Les perspectives du patrimoine en matière de développement durable à l’ère de « l’Anthropocène » ou du « Poubellien » ;
La citoyenneté culturelle et les diasporas ;
L’essor et le déclin de « l’expert » ;
Les politiques du patrimoine par-delà les discours élitistes ;
Le futur du patrimoine et de la patrimonialisation.
Cette première annonce sollicite exclusivement des propositions pour des tables rondes ou des sessions, soit, plus précisément, de séances
de l’un ou l’autre de quatre types :
Des sessions régulières, qui regroupent au moins trois communications de 20 minutes chacune, lesquelles prennent appui sur des recherches
empiriques ou théoriques récentes et recourent à des approches ou à des méthodes scientifiques en vue de considérer un thème sous
un angle spécifique. Ces sessions régulières peuvent intégrer la participation d’un modérateur.
Des sessions de présentations par affiche, dans lesquelles on présente les résultats d’une recherche, d’une recherche-action ou d’une
recherche-création avec l’aide d’une affiche d’une dimension maximale de 1,20 mètre par 2,40 mètres ; une session regroupe
plusieurs affiches en fonction d’une thématique ou d’une problématique commune. Bien que les affiches soient exposées sur
une période de deux jours pendant le congrès, ces sessions allouent une présentation formelle de 5 minutes par affiche.
Des tables rondes qui regroupent des chercheurs, des praticiens ou des décideurs autour d’un sujet précis, dont ces participants
traitent tour à tour pendant une période maximale de 5 à 10 minutes, puis, subséquemment, par l’entremise d’interrogations
et de réponses réciproques sous la direction d’un président ou d’un modérateur. Les propositions de tables rondes doivent
impérativement inclure une esquisse de contenu, y compris une planification des participants envisagés (au moins 3 et pas plus de
8) et des questions qui seront abordées.
Puisque le congrès aspire à repousser les frontières des études patrimoniales, notamment grâce à la recherche-création, l’on y
accueillera toute proposition non-traditionnelle dédiée à la production du savoir et à l’innovation par l’entremise de
l’expression ou de l’expérimentation artistique ou multimédia.
De telles sessions de recherche-création ou installations présentent, par des médias variés, des travaux critiques et
inscrits dans un processus de recherche. Aucun nombre de participants n’est déterminé pour ces propositions, qui seront comme les
autres soumises à une évaluation par les pairs.
Les propositions doivent être transmises avec un résumé d’un maximum de 500 mots qui résume les objectifs de la séance (session, table
ronde ou installation) en lien avec les visées de l’Association of Critical Heritage Studies, décrites précédemment, ou les thèmes
considérés dans le contexte du Congrès 2016. Les propositions doivent aussi comporter une brève notice biographique (y compris les
principales publications ou réalisations) de l’organisateur ou de l’organisatrice et un survol des participantes ou participants
principaux et envisagés.
Les propositions peuvent être soumises en français ou en anglais.
Un appel à communications et à présentations par affiche suivra cet appel-ci. Toutefois, l’on s’attend à ce que toute proposition de
séance comprenne une esquisse de son contenu. Plus particulièrement, les propositions de tables rondes et d’installations ou de sessions
de recherche-création doivent inclure une présentation préliminaire des participants.
Tous les organisateurs et organisatrices de séances seront requis, au moment de l’appel à communications, de soumettre eux-mêmes ou de
faire soumettre par les participantes et les participants une proposition détaillée de communication, de présentation par
affiche ou d’intervention et une notice biographique. Ces éléments devront être déposés sur le site web du congrès
(www.achs2016.uqam.ca).
L’ouverture officielle de cet appel est prévue le 1er mai 2015.
Les propositions de communications et de présentations par affiche soumises indépendamment seront transmises aux organisatrices et aux
organisateurs de sessions à la suite de leur évaluation par le comité scientifique.

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