Mobilité – Migration Propositions épistémologiques pour appréhender les déplacements humains (Lyon, 26-27 février 2014)

Mobilité, migration, ces concepts qui désignent des phénomènes a priori distincts de déplacements humains liés à des contraintes ou projets spécifiques (économiques, sociaux, éducatifs, environnementaux…), sont peut-être plus similaires qu’il ne l’est communément admis. Mobilité s’est  progressivement substituée à migration dans la sphère politique et dans la recherche, illustrant une nouvelle gestion politique des flux de populations (Pellerin 2011) et l’intérêt porté à de nouvelles modalités de déplacement caractérisant la globalisation (Tarrius 2000), sans que ce glissement conceptuel n’ait fait l’objet d’un questionnement approfondi sur le sens que les individus donnent à leur déplacement.

S’interroger sur ce point doit permettre d’approfondir la réflexion épistémologique sur la manière de définir les individus et les groupes qui se déplacent. Au-delà des catégories administratives et politiques à interroger pour saisir les représentations et les enjeux de pouvoir qu’elles véhiculent (Martiniello et Simon 2005), c’est ici l’expérience vécue par les individus qui retiendra notre attention. Comment se représentent-ils leurs déplacements et qu’est-ce qui prévaut à leur définition ? Par exemple, la distinction entre mobilité et migration relève-t-elle d’une question de frontière territoriale à traverser ou de confrontation à une autre langue ? Relève-t-elle de la distance à parcourir, des notions d’éloignement et de proximité géographique ou de temporalités spécifiques marquées par le rythme des déplacements, le type d’emploi (« travailler en déplacement », « être en mission »), la fréquence des retours, de projection dans l’avenir (notion de « projet migratoire ») ? Quelle place tiennent les modalités d’installation sur le lieu d’accueil, les types de logement ou d’habitat occupés (Ortar et Morel-Brochet 2012) et, plus généralement, les capacités à s’approprier les lieux de vie ; comment qualifier ces lieux (accueil, installation, origine, chez soi, ….) ?Que nous en dit la sémantique ? Mobilité et migration peuvent-elles constituer dans certains cas deux réalités distinctes au sein d’une même expérience de déplacement ?

Nous attendons des propositions qui traitent de cas empiriques permettant de confronter des déplacements dans le contexte européen – où la libre circulation des personnes et le statut de citoyen européen constituent un cadre juridique et administratif moins contraignant pour appréhender l’expérience du passage des frontières de manière plus fluide – avec d’autres contextes à la marge de l’espace Schengen et au-delà. Les approches confrontant d’anciennes et de nouvelles mobilités-migrations, ainsi que les approches réflexives donnant à voir la recherche en train de se faire, les méthodes d’enquête et les doutes conceptuels seront aussi appréciés.

 Plus d’informations : http://mobmigr.sciencesconf.org/

30 octobre 2013: clôture de l’appel à communications

20 novembre 2013: sélection des propositions

10 février 2014: réception des textes

appel colloque Mobilite Migration

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