Montagnes à vivre, à voir et à préserver (soutenance de thèse, Florence Revelin)

Florence Revelin soutient sa thèse lundi 23 septembre à 14h, à l’Amphithéâtre de la Galerie de paléontologie et d’anatomie comparée (2 rue Buffon, 75005 Paris).

Sous l’intitulé « Montagnes à vivre, à voir et à préserver : dynamiques du tourisme et sites européens du Patrimoine mondial (Laponia et Pyrénées-Mont Perdu)  », elle évoque comment « L’inscription d’un site sur la Liste du patrimoine mondial sur la base de critères mixtes combine des objectifs de conservation et de valorisation de systèmes naturels et culturels, susceptibles de transformer le rapport au lieu ou le lieu labellisé lui-même. La thèse aborde ces dynamiques à travers le prisme du tourisme, grâce à l’étude comparative de deux sites européens du Patrimoine mondial de l’Unesco en régions de montagnes : Laponia (au nord de la Suède), territoire ancestral des Samis qui vivent de l’élevage transhumant des rennes, et Pyrénées-Mont Perdu (site transfrontalier entre la France et l’Espagne), façonné par l’agro-pastoralisme ovin et bovin ».


« 
Cette recherche repose sur une approche ethnographique et comparative qui permet de s’intéresser aux pratiques, aux savoirs et savoir-faire, aux représentations et aux imaginaires des différents usagers des sites (acteurs locaux du tourisme, éleveurs, agents des parcs nationaux, acteurs politiques et touristes). Notre analyse montre que le classement de ces régions par l’Unesco s’opère dans le cadre d’un processus dynamique qui dépasse largement le seul moment de l’inscription, et met les acteurs locaux en mouvement autour des enjeux portés par label. Le tourisme y occupe une place particulière en ce qu’il interagit avec toutes les facettes du développement local et fait l’objet de diverses projections. La thèse démontre néanmoins que, si le développement touristique constitue une attente fondamentale dans le processus de labellisation pour certains acteurs locaux, la labellisation des sites n’affecte qu’indirectement la manière dont ils s’approprient et développent le tourisme sur leurs territoires. L’analyse de ce processus révèle par ailleurs le caractère déterminant de la constitution des éleveurs en force politique : les inflexions observées sur le territoire lapon sont le résultat d’un investissement de la gouvernance du site par les Samis dans le contexte d’une lutte pour la reconnaissance de leurs droits et de leur culture, perspective qu’on ne retrouve pas sur le territoire pyrénéen ».

Le jury sera composé de Igor Babou (Université de la Réunion), Yves Luginbühl, (CNRS), Serge Bahuchet, (MNHN), Saskia Cousin (Paris I), Bernard Debarbieux (Genève), Marie Roué (CNRS, directrice de thèse).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :